Pendant longtemps, je me suis présentée comme journaliste. Aujourd’hui, je parle davantage de rédaction, de communication éditoriale, de contenus web, d’accompagnement ou encore de stratégie de communication. Pourtant, après 25 années passées dans le journalisme, je me rends compte que ce métier continue de nourrir profondément ma façon de travailler.
Et finalement, je crois que l’on ne cesse jamais vraiment d’être journaliste.
Au fil des années, des rencontres et des projets, j’ai réalisé que les réflexes acquis en tant que journaliste restent précieux dans mon activité actuelle. Ils façonnent ma manière d’écouter, de questionner, de rédiger et de raconter.
Savoir écouter avant d’écrire
C’est probablement l’héritage le plus important du journalisme. Quand je rencontre un client, une association, une entrepreneuse, un artisan ou un dirigeant, je ne commence pas par réfléchir immédiatement aux mots-clés SEO ou à la structure d’une page web. Je commence par écouter. Et j’adore ça ! Écouter une histoire, un parcours, une façon de parler de son métier.
Le journalisme m’a appris que les meilleurs contenus naissent souvent de vrais échanges, en face à face. Derrière une activité ou un produit, il y a toujours un déclic, une envie, des valeurs, une expérience de vie ou une manière singulière de voir les choses. C’est cela qui rend une communication vivante et authentique.
Trouver le bon angle
Dans une rédaction, on parle souvent “d’angle”. Deux journalistes peuvent traiter exactement le même sujet sans raconter la même histoire. Aujourd’hui encore, cette notion m’aide à structurer mes écrits.
Comment parler d’une entreprise sans tomber dans un discours trop institutionnel ? Comment rendre un sujet complexe ou technique plus accessible et compréhensible par tous ? Comment capter l’attention dès les premières lignes ? Comment donner envie de lire jusqu’au bout ?
Chercher le bon angle, c’est souvent ce qui fait la différence entre un texte informatif… et un contenu que l’on a réellement envie de lire.
Rendre les choses claires
Le journalisme m’a aussi appris une règle précieuse : simplifier sans appauvrir, sans supprimer les nuances. Lorsque l’on écrit pour le web ou pour des supports de communication, il est facile de vouloir tout dire, mais le risque est d’avoir des textes parfois trop longs, trop techniques ou trop abstraits.
Or, écrire clairement demande souvent davantage de travail qu’écrire compliqué.
Structurer une idée, hiérarchiser les informations, choisir les bons mots, garder un rythme fluide : ce sont des réflexes hérités de nombreuses années de journalisme.
Être curieuse
C’est probablement ce que j’aime le plus dans mon métier aujourd’hui. Le journalisme m’a habituée à passer d’un univers à un autre : économie, culture, emploi, management, artisanat, tourisme, entrepreneuriat, vie locale, sujets de société…
Cette curiosité continue de nourrir mon travail au quotidien. J’aime découvrir de nouveaux métiers, comprendre des activités très différentes, rencontrer des personnes passionnées par ce qu’elles font. Chaque mission est une plongée dans un nouvel univers. Parmi les sujets que j’ai traités récemment, la variété est de mise : la Chine hors les murs, le commerce international, la parfumerie, la location saisonnière, l’ouest varois, les femmes dans la mobilité, etc.
Et c’est exactement cela qui rend mon activité si vivante et stimulante.
L’importance du terrain et des rencontres
Même à l’heure de l’IA, des contenus générés automatiquement et de la communication ultra-rapide, je reste convaincue d’une chose : rien ne remplace les échanges humains.
Une interview, une visite, une discussion informelle, une anecdote racontée presque par hasard… ce sont souvent ces moments-là qui donnent de la matière aux meilleurs contenus. Le journalisme m’a appris à observer, à poser des questions, à aller chercher le détail qui rend un texte plus incarné. Et je crois que cette dimension humaine est plus importante que jamais aujourd’hui.
Une autre façon de raconter
Avec le temps, ma manière d’écrire a évolué. Les supports ont changé aussi : articles web, newsletters, sites internet, réseaux sociaux, portraits, contenus éditoriaux… Mais au fond, il y a un fil conducteur : raconter des histoires, mettre en valeur des parcours, transmettre des informations de façon claire et sensible.
Mes années de journalisme continuent donc de m’accompagner chaque jour dans cette manière d’aborder les contenus et la communication. Et honnêtement, je pense que c’est une force !